Aux quatre coins du web, des millions de documents et de données sont désormais accessibles en un clic.
En tant que professionnelle de la documentation et de l’archivage, je suis quotidiennement témoin de l’écart paradoxal qui existe entre l’ampleur de la numérisation patrimoniale et l’invisibilité de ces ressources auprès du public. Si les services d’archives et de documentation accomplissent un travail titanesque de mise en ligne, ces gisements de données restent trop souvent cloisonnés pour ceux qui ne maîtrisent pas les codes de la recherche.
Il y a 20 ans, les quelques bases de données ou d’archives numérisées mises en ligne demeuraient l’apanage d’un cercle restreint de chercheurs, d’historiens et de généalogistes chevronnés. Ce n’est aujourd’hui plus le cas. Le travail de vulgarisation et d’accessibilité des fonds fourni par les professionnels des archives et de la documentation ces dernières années est exceptionnel.
Aujourd’hui la problématique ne réside plus dans l’absence de document, mais dans la difficulté de son repérage et de son exploitation.

Le défi ? Savoir où chercher !
Bien que ces ressources soient techniquement publiques et en ligne, elles restent prisonnières d’un déficit d’appropriation citoyenne. A ça une explication simple les premières interfaces étaient conçues par des spécialistes pour des spécialistes, exigeant une maîtrise des nomenclatures et des structures de fonds que le grand public ne possède pas nécessairement. L’existence d’une ressource et son accessibilité sont deux réalités distinctes.
On a ouvert les portes des magasins d’archives, sans fournir le plan du labyrinthe.
Depuis quelques années l’évolution des outils permets d’optimiser le balisage menant aux ressources, et d’alléger les systèmes de recherche.
Memiko est né d’une ambition simple : recenser, organiser et centraliser l’accès à toutes les bases de données d’archives numérisées.
Mon souhait ? Apporter mon expertise en mettant en lumière des bases de données inconnues du grand public.